Et la Laine, si on en parlait ?

Quand nous parlons de la philosophie « Vegan », nous pensons souvent à l’alimentation végétale, bien sur !

Mais il y a bien d’autres matières utilisées quotidiennement en provenance d’animaux maltraités. Aujourd’hui j’ai décidé de vous informer par rapport au côté vestimentaire. Il existe beaucoup de matières, soustraites aux animaux, avec lesquelles l’industrie fabrique des vêtements ou autres tels que la fourrure, le cuir, la laine, la soie….la liste est non exhaustive. Dans cet article, je vais me consacrer à la laine qui peut paraître sans souffrance pour l’animal et pourtant nous allons voir qu’il en est tout autre.

D’abord, d’où provient la laine ?

Moi-même pendant longtemps j’ai pensé que la laine provenait d’animaux, le plus souvent des moutons, qui étaient tondus pour leur bien-être et sans douleur. Les différents types de laine proviennent d’espèces diverses comme l’agneau tondu à 6/7 mois, le mouton, la chèvre angora, l’alpaga (mammifère domestique de la famille des camélidés), le guanaco (camélidé sauvage d’Amérique du sud), le chameau domestique, le yak (grand ruminant domestique vivant dans l’Himalaya), le bœuf musqué, de lapin albinos ou lapin angora, la vigogne (un animal sauvage de la Cordillères des Andes sacré chez les incas).

La plus grosse production se fait essentiellement dans trois pays : l’Australie, la Chine et la Nouvelle-Zélande suivie de tous les autres pays en moins grande quantité.

A l’origine la laine est une matière naturelle et l’animal s’adapte en fonction du lieu et de la saison où il se trouve. L’homme n’a pas choisi les animaux au hasard.

Si on prend l’exemple du mouton Mérinos qui fabrique beaucoup de laine, il a été l’objet de programme de sélection génétiqueen faisant des croisements sur plusieurs décennies afin qu’il ne perde plus sa laine, d’où la RUMEUR de la tonte obligatoire et bienveillante faite par l’homme.

Et, que se passe-t-il dans les élevages ?

Outre cela, dans ces élevages, souvent gigantesques, les objectifs sont économiques et certainement pas pour le  bien-être animal. Les tontes sont effectuées à n’importe quelle époque de l’année, parfois deux au lieu d’une tonte, la cadence doit suivre. Un professionnel tond environ 100 à 150 moutons par jour un véritable challenge.

De 2012 à 2014 une caméra cachée de PETA a filmé. Nous pouvons voir le mauvais traitement infligé aux animaux, ils sont frappés à coup de poing ou avec la tondeuse, la tête cognée contre sol, piétinés  sans aucun état d’âme. Et c’est sans compter les maladies, le manque de soins et la mortalité.

La pratique du « mulesing » (extrêmement douloureuse) pratiquée encore en Autralie, consiste à enlever de larges bandes de peau péri-anales car ils sont attaqués par les mouches, qui pondent dans les replis de la peau qui est en surplus entraînant des infections. Il y a aussi les mutilations dès le plus jeune âge : castration, caudectomie(coupe de la queue), perforation des oreilles, bien sur sans aucun antidouleur.

La méthode la plus pratique pour l’éleveur est celle de l’élastique c’est-à-dire mettre un élastique qui bloque l’afflux sanguin, c’est aussi la plus douloureuse pour l’animal.

Quand ils ne donnent plus assez de laineils sont envoyés, la plupart du temps, vers le Proche-Orient ou l’Afrique du Nord par voie maritime dans des conditions déplorables, entassés, sans eau, ni nourriture, malades. Les survivants finiront leur vie, égorgés sans étourdissement (rituel musulman).

Quelles sont les alternatives ?

De nos jours nous avons suffisamment d’alternatives dans les matières textiles tout aussi performantes comme l’acrylique, le nylon ou la famille des polyesters (la polaire aussi efficace que la laine). Pour des matières plus naturelles je propose le coton, le chanvre, le lin, le bambou, l’ortie, le lyocell (pulpe de bois), le modal (fibre de cellulose de bois) et beaucoup d’autres…

Abandonner la laine c’est simple, il suffit juste de lire l’étiquette de vos achats !

Je fais cela quotidiennement, ainsi je contribue à faire reculer la demande, si chacun de nous fait cela, nous participons au bien-être animal. Prochainement il n’y aura plus d’élevages monstrueux. 

Faites comme moi ! Agissez !

Je pense qu’au XXIème siècle, il est grand temps d’œuvrer pour nos frères les animauxce sont des êtres sentients. Nous avons énormément d’alternatives pour changer nos habitudes ancestrales. Les lobbyistes sont très puissants, la meilleure façon d’agir est de stopper nos achats !

Les consommateurs sont les premiers responsables, ne cautionnez pas l’exploitation et la souffrance des animaux.

Agissons tous ensemble pour notre planète !!

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