Et le Fromage , si on en parlait...

Mon dernier article concernant les ingrédients utilisés dans la fabrication du vin vous ont certainement étonné. L’ignorance, dans le domaine viticole si apprécié dans les 4 coins du monde parait invraisemblable et pourtant… J’ai donc pensé qu’il était essentiel de porter de l’intérêt à un aliment tout aussi important, surtout en France, s’alliant au vin : Le Fromage !

Comment le fromage est-il né ?

Commençons par un peu d’histoire… Il serait apparu à la même époque que l’élevage à la préhistoire, 7000 ans avant J-C au néolithique, sans date précise.  Nous ne connaissons pas réellement la région d’origine peut-être Europe, Asie, Moyen-Orient mais nous avons des preuves  qu’en Egypte et à Sumer (région située à l’extrême sud de la Mésopotamie antique) 3100 ans avant notre ère, il existait des productions laitières et qu’au quatrième millénaires avant J-C  il y avait des prairies au Sahara. Dernièrement nous avons même retrouvé des faisselles (récipients percés de trous, permettant d’égoutter le fromage) polonaises datant de plus de 7000 ans. Nous savons que le fromage est l’un des plus anciens aliments inventé par l’homme  tout à fait par hasard, avant le pain et le vin.  Le lait était transporté  dans des caillettes (estomacs de ruminants) où se trouve de la présure (coagulant du lait d’origine animale). Ce serait au cours d’un voyage qu’un jour, un nomade se rendit compte que le lait s’était  transformé en une substance molle. Ayant faim et par curiosité, il eut l’idée de le goûter, il y trouva une saveur intéressante.  Cette découverte resta secrète, d’ailleurs dans l’ancienne Egypte, seuls les prêtres en avaient la connaissance. Les premiers fromages auraient été faits à partir de lait brebis, le premier animal à avoir été domestiqué. Au fil du temps, au début de l’Empire Romain la technique s’est élaborée. Pour les Romains et les Grecs riches, il devint une base alimentaire, ajouté aux mets sucrés ou salés. Puis au moyen-âge, les fromages fut affinés par les moines d’Europe ce qui  donna naissance à de nombreuses  variétés. La 1ère coopérative est crée dans le Doubs (Franche-Comté) à Déservilliers en 1267. Puis en France au alentour de 1850, Charles Gervais va lancer l’industrie du fromage à pâte fraîche : les petits suisses. La pasteurisation est découverte en 1857 grâce à L. Pasteur (chimiste biologiste) qui découvre que les micro-organismes provoquent la fermentation. Son acolyte E. Duclaux, quelques années plus tard, utilisera cette technique pour le fromage, ce qui deviendra un procédé industriel.  La collecte du lait pour la fabrication du fromage commencera en 1880. Le 19 ème siècle est une véritable révolution dans  le monde fromager grâce à la pasteurisation. L’essor des industries fromagères est à son heure de gloire. La France est à la tête de nombreux fromages, de nos jours  elle en produit plus de 500 provenant du lait de brebis, de chèvres ou de vaches  !

Quant à l’origine de son nom, elle est en rapport avec le moule, on faisait cailler le lait dans un moule percé de trous. Les faisselles recueillies s’appelaient « forma » en latin, mais  « formos » en grec (pour le récipient d’osier où l’on déposait le lait caillé). Forma se transforma en Formage du latin formaticum signifiant : ce qui est fait dans une forme. Puis Fourmage au 14ème siècle pour terminer en Fromage au 15 ème siècle.

Où se cache la souffrance des animaux actuellement ?

Bien sur je savais, comme vous, que le fromage était fabriqué avec le lait des animaux, enfin des femelles : les brebis, les chèvres et les vaches. Mais pourquoi font-elles du lait ? Comme le font les humains, enfin les femmes : de toutes origines….pour allaiter leur bébé ! ! La consommation des fromages est devenue une telle industrie, que les lobbyistes ont saisi l’aubaine et se sont accaparés le marché fromager. A ce stade, il faut savoir que l’animal est traité ni plus ni moins qu’en objet de rendement. Voici la triste réalité de chaque sévice que les femelles subissent dans les fermes laitières, qu’elles soient industrielles ou familiales. Tout d’abord, chaque année, la femelle est inséminée de force par l’éleveur avec une pipette, ce qui donne naissance à un agneau, un chevreau ou un veau. Celui-ci sera retiré à sa mère, grand maximum, dans les 24 heuressi le bébé est une femelle, elle aura le même parcours que sa mère et si c’est un mâle, il sera engraissé et partira à l’abattoir avant se s 6 mois. Puis quand les femelles deviennent moins productives, elles sont égorgées. Ce parcours est incontournable pour fournir du lait à profusion et ainsi produire du fromage en quantité maximale afin que les actionnaires fassent fructifier leurs finances.

Savez-vous que le fromage est une addiction ?

Une étude scientifique a été effectuée en février 2015 à l’Université du Michigan aux U.S.A. sur 500 étudiants (voir la revue Plos One relayé par Los Angeles Time). Il s’est avéré que le fromage est une addiction comparable aux drogues, à l’alcool ainsi que le tabac mais de manière moins nocive, bien que les effets soient mauvais sur le système cardio-vasculaire. L’étude effectuée par des chercheurs s’est portée sur le processus chimique et biologique concernant la dépendance. La pizza, en tête, est la plus additive à cause de la grosse quantité de fromage qui se trouve dessus. En fait nos comportements ancrés dans nos gènes depuis des millénaires nous obligent à aimer les graisses animales, notamment en terme de « survie ». Dans les produits laitiers il y a une protéine : la caséine. Celle-ci pendant la digestion a un effet dans notre corps tels que les opiacés (substances dérivées de l’opium et agissant sur les neurotransmetteurs opiacés). Pendant la fabrication du fromage, une dégradation de la caséine du lait s’effectue donnant un concentré de lait avec un taux de caséine très élevé  nommait casomorphine. Ce composé chimique est à l’origine de la dépendance au fromage, tel un opiacé, sur notre organisme.

Quelles sont les alternatives fromagères ?

Nous avons la chance d’avoir de plus en plus de fromages végétaliens, nommés souvent « Faux-mages ».  Ils sont d’apparence identique, composés de lait végétaux : soja, amende, coco et autres boissons végétales ; d’oléagineux : noisette, noix, amande…de sésame,  de tofu, d’huile d’olive ou coco, d’oignons, ail, champignons, diverses farines et épices de toutes sortes. Les ingrédients sont en fonction de la recette et il en existe d’innombrable, qu’ils soient crémeux, durs, à griller, en tranches ou à râper. Il sont excellents pour la santé ce qui les rendent encore plus attractis. Ils sont riches en acides gras essentiels (grâce aux  fruits à coques), avec une consommation de 1 à 2 fois par jour, cela vous apporte  plus de la moitié, quotidiennement, de bons lipides ainsi que des minéraux. Nous avons aussi dans les oléagineux et huiles végétales, du magnésium, du fer et du calcium et si l’on choisi un faux-mage avec du tofu, nous y ajoutons les protéines nécessaires à notre organisme. Notre santé s’en portera encore mieux.  La fabrication des « Faux-mages » s’intensifie de jour en jour. Nous pouvons en acheter dans les magasins bios tels que BioCop, Naturalia, Bio C b on, La Vie Claire…au rayon fromage. Vous pouvez, aussi,  goûter beaucoup plus de variétés de faux-mages en commandant en ligne sur le net : www.theveganshop.fr / www.unmondevegan.com / www.boutique-vegan.com  Ils seront de qualité, bio, bons pour votre santé, et ne vous coûteront pas plus cher, que des avantages !

De nos jours, nous avons tous la possibilité de nous nourrir différemment, abandonnons nos comportements ancestraux nous ne sommes plus en mode « survie » ! Alimentons-nous naturellement de manière végétale sans cruauté, sans souffrance avec éthique afin que notre planète puisse continuer d’abriter toute l’humanité et ses congénères !…

Un commentaire

  • Bagès Domi dit :

    Sereinement, le message est distribué, avec une collecte d’infos et de possibilités de comparaisons…Bravo et ! j’aime bien l’idée du « faux mage » !!! Dominique….je n’ai plus qu’a faire mes courses et d’y gouter, merci Kendy

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